Nous n’avons jamais eu autant de moyens de nous parler. Pourtant, se rencontrer demande encore de faire le premier pas.

Dans une époque où tout s’accélère, j’ai envie de redonner de la place au contact. Aux conversations qui débordent, aux grandes tablées, aux retrouvailles qu’on repousse trop souvent. À ces moments où l’on oublie de regarder son téléphone parce qu’il se passe quelque chose, juste là, devant nous. 

Les années Covid nous ont fait ressentir le manque de ces présences. Une chaise vide, une fête reportée, des bisous envoyés à travers une vitre, quelqu’un qu’on ne pouvait plus prendre dans ses bras. Elles nous ont rappelé combien les gestes les plus ordinaires comptent dans une vie.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle transforme nos habitudes, jusqu’à devenir, pour certains, un interlocuteur du quotidien. Cela m’interroge sur la place que nous souhaitons garder les uns pour les autres. Sur le temps que nous sommes prêts à donner à une rencontre, avec tout ce qu’elle comporte d’imprévisible.

Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Personne ne le sait. Je suis curieuse de ce qui vient, et attachée à ce qui nous relie.

L’être humain est un être social. Nous apprenons au contact des autres : une langue, des gestes, des façons de voir le monde. Nous nous construisons aussi dans leurs regards, dans les histoires qu’ils nous transmettent, dans les désaccords qui nous font réfléchir. Le lien humain a cette force singulière : il peut nous offrir un ancrage tout en nous faisant bouger.

Convivere : vivre ensemble. J’aime ce mot latin, dont vient notre « convivialité ». Il contient quelque chose de simple et d’ambitieux à la fois. Faire une place. Accueillir des personnalités différentes autour d’une même table et être enrichi de celles-ci. Laisser une rencontre prendre une direction qu’aucun programme n’aurait prévue.

C’est cette envie qui anime Bonheur planner studio. Imaginer des occasions de se réunir, créer un décor qui invite à rester, apporter du soin aux détails pour que chacun puisse trouver sa place. Une lumière, une matière, des fleurs, une attention inattendue : autant de façons de dire « je suis heureuse que tu sois là ».

Le bonheur arrive parfois comme ça. Quelqu’un reste un peu plus longtemps. Une conversation commence entre deux personnes qui ne se connaissaient pas. La soirée se termine et l’on est déjà impatient de fixer une prochaine date.

Créons l’occasion. La suite appartient à ceux qui seront là.

Aurélie